L’œil d’un spécialiste de la CAO et du PLM sur notre groupe

Nous avons rencontré Jean-François Prevéraud, journaliste qui suit le monde de la CAO et du PLM depuis 1981. Voici sa vision de Ad Ultima Group. 

Photo de Jean-François Prevéraud, journaliste

Jean-François Prevéraud, source

Si en France, dans le monde du conseil et de l’intégration de solutions informatiques dans le secteur industriel, le nom d’Ad Ultima Group n’est encore connu que d’initiés, il en va tout autrement outre-Quiévrain. En effet, ce groupe, qui emploie plus de 300 collaborateurs, a été créé à Courtrai (Belgique) au début des années 2000 et a déjà mené à bien plus de 250 projets globaux d’optimisation de processus d’entreprise, tant en Belgique qu’en France ou aux Pays-Bas. Il a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 36 millions d’Euros en 2018, et connaît une croissance annuelle de 15 % depuis sa création.

Ad Ultima Group est actif sur trois secteurs : l’industrie manufacturière, le BTP et le transport/logistique. L’entreprise apporte à ses clients son expertise sectorielle pour optimiser et automatiser de manière globale leurs processus d’entreprise, qu’il s’agisse d’ERP, de CRM, de CAO, de PLM, ou de Digital Workplace (Gestion de données et de documents ; Collaboration ; e-business,…). Cela se fait dans le cadre de partenariats sur le long terme avec les clients, afin de les accompagner dans leur démarche d’innovation, pour augmenter leur efficacité et accélérer leur croissance.

Une approche globale des processus d’entreprise

« Lors de sa création en 2000, Ad Ultima Group était focalisé sur l’ERP, ce qui nous a permis de bien comprendre et maîtriser l’ensemble des processus globaux d’entreprise. Mais dès 2012, nous avons ressenti chez nos clients industriels le besoin de disposer d’outils plus adaptés, notamment pour aligner leurs activités ingénierie et fabrication », constate Yves Vael, directeur commercial du groupe.

Il s’agissait notamment pour les industriels de mieux gérer tout le cycle de développement de leurs produits, afin de répondre aux besoins de configuration et de personnalisation grandissants exprimés par leurs clients. Ce qui se traduisait par une croissance exponentielle de leurs gammes, avec des produits de plus en plus modulaires et des modifications incessantes en phase de conception, mixant aussi de plus en plus technologies mécanique et électronique. « C’est pourquoi nous avons complété notre palette de services en y ajoutant la CAO (Creo) et le PLM (Windchill) de PTC ».

« Le choix de cet éditeur a été dicté par deux raisons majeures : son portefeuille de produits est l’un des plus performants du marché pour répondre aux besoins des industriels voulant aller vers l’Industrie 4.0 ; il gère de multiples solutions tierces, s’adaptant ainsi facilement aux outils déjà en place chez nos clients industriels ».

Et d’ajouter : « Le partenariat que sont en train de développer Microsoft et PTC dernièrement conforte la décision stratégique prise par notre PDG il y a quelques années de choisir l’offre PTC. Nous pouvons ainsi proposer à nos clients une solution globale, cohérente et très flexible, leur apportant une expertise qui soit une réelle valeur ajoutée ».  En Juillet 2019, Microsoft a notamment nommé PTC « Partenaire de l’année »  dans les catégories Manufacturing et Réalité Mixte et finaliste dans l’IoT.

La dualité de maîtrise des outils ERP/CRM et PLM permet aux consultants d’Ad Ultima Group de bien comprendre et aligner les processus de leurs clients, qu’il s’agisse de gestion intégrée de l’entreprise, de gestion de la relation client ou de gestion du cycle de vie des produits. Ils peuvent aussi les aider à innover dans leur démarche de transformation digitale en faisant remonter les données du terrain vers l’amont, grâce à l’internet des objets industriels (IIoT) et à leur maîtrise de la plate-forme ThingWorx de PTC.

Parler le langage des clients

Fort de l’expérience acquise auprès des entreprises manufacturières depuis plus de 20 ans, Ad Ultima Group a une vue ‘‘end to end’’ de leurs besoins, qui ne se limite pas au seul PLM, mais qui englobe aussi tous les autres processus de l’entreprise. « A l’heure où tous les industriels s’interrogent sur l’approche Industrie 4.0 et la transformation digitale que cela suppose, nos consultants, qui sont des ingénieurs industriels parlant le même langage que nos clients, disposent d’une méthode bien rodée pour évaluer leurs besoins réels et les améliorations à apporter à leurs processus, pour qu’ils gagnent rapidement en performance », explique Yves Vael.

Pour cela, un Enterprise Architect rencontre les dirigeants de l’entreprise, afin de comprendre leur stratégie globale, puis les responsables de l’ingénierie, de la production, des services, du commercial, des achats, etc. Il tire un bilan de cet audit de plusieurs jours et propose une approche avec de nouveaux processus et de nouvelles technologies permettant d’augmenter rapidement la performance de l’entreprise.

« Notre volonté est de nous positionner en conseil auprès des entreprises et de les accompagner sur le long terme en véritable partenaire, sans pour autant y placer des consultants à temps plein à l’année. Nous n’implémentons pas simplement chez eux des projets informatiques, nous les accompagnons dans leur projet d’entreprise global », affirme Yves Vael.

20 jours pour mettre en place le PLM

Lorsque le client est déjà équipé d’outils de gestion d’entreprise et pour commencer sa transition digitale vers l’Industrie 4.0, il s’agit d’y intégrer des outils de PLM pour aligner ingénierie et production. « Pour chacun des processus d’ingénierie identifiés, nous avons dans Windchill des solutions sur étagères faciles et rapides à implémenter, ce qui nous permet de déployer chez le client un PLM opérationnel et évolutif en 20 jours ouvrables pour un budget raisonnable », précise Jean-Noël Daugé, commercial France.

Ad Ultima s’adresse à toutes les entreprises manufacturières qui travaillent dans un mode de conception ou de configuration à la demande de leurs produits pour répondre aux attentes de leurs clients. « C’est ce qui permet de parfaitement exprimer la performance du PLM, en alignant configurations commerciales et techniques. C’est ce que nous faisons par exemple en Belgique avec Eddy Merckx Cycles, qui propose des vélos sur mesure à ses clients, ou en France avec Amphenol pour des connecteurs et Schréder qui fait de l’éclairage », constate Yves Vael.

« Même si notre zone de confort est plutôt les ETI faisant de la fabrication discrète, nous avons aussi de nombreux clients parmi les grands groupes industriels ainsi que dans les PME. Notre méthodologie de déploiement rapide nous permet aussi bien de répondre aux attentes des PME/PMI et ETI, qu’à celles des grands groupes travaillant en mode projet », précise Jean-Noël Daugé.

Une présence en France qui va se renforcer

Ad Ultima Group, très actif en Belgique, est aussi présent en France depuis 2006 avec une antenne à Paris et une autre à Lyon. L’entreprise est aussi active dans tout le nord de la France grâce à son siège à Courtrai, proche de la frontière et de Lille.

« Nous avons décidé de mettre l’accent sur notre filiale française, où le marché nous semble porteur, et de la développer en recrutant des consultants. L’équipe française d’une cinquantaine de consultants, capables de prendre en charge tous les processus de l’entreprise, devrait courant 2020 augmenter de 15 % », explique Yves Vael.

Accompagner sur le long terme

En augmentant sa visibilité sur le marché français, Ad Ultima Group entend profiter de son approche globale ‘‘end-to end’’ et de sa forte compétence en PLM pour séduire de nombreux industriels, à la recherche d’un partenaire capable de les aider sur le long terme à effecteur leur transition digitale pour se propulser dans l’Industrie 4.0. « C’est exactement cela, nous ne vendons pas du projet informatique au coup par coup, mais nous accompagnons nos clients en partenariat sur le long terme pour qu’ils réussissent leur transition digitale », conclu Yves Vael.

 

– Jean-François Prevéraud